Michael Matthews : « C’est comme une victoire »

Crédit photo Patrick Pichon - FFC

Crédit photo Patrick Pichon - FFC

Michael Matthews est un habitué des grands rendez-vous et l’Australien connaissait d’ailleurs déjà la saveur et le bonheur de monter sur le podium d’un Championnat du Monde Élites sur route. 2e en 2015 puis 3e en 2017 lors de deux des trois sacres consécutifs du Slovaque Peter Sagan, l’athlète de 31 ans a décroché une nouvelle médaille de bronze mais cette fois-ci, à domicile, sur le sol australien (voir classement). “C’est la plus spéciale des médailles pour moi, clairement. J’ai déjà terminé mieux placé en faisant 2e mais ça ne changeait pas grand-chose car j’avais, là aussi, terminé loin du vainqueur”, rappelle-t-il en conférence de presse, auprès de DirectVelo. Le natif de Canberra assure être particulièrement satisfait de ce résultat. “Le niveau du cyclisme mondial est tellement haut actuellement, il est tellement dur de réussir à gagner sur les plus belles courses, que faire 3e ici, en Australie, c’est comme une victoire pour moi. Monter sur le podium d’un Mondial à domicile, devant mon public… On ne peut pas faire beaucoup mieux. L’équipe a été fantastique autour de moi aujourd’hui (dimanche) et on a fait notre course”.

Sans radio et sans avoir véritablement beaucoup d’infos sur le bord de la route, de nombreux coureurs ont expliqué ne pas savoir où ils se situaient en fin de course. C’était également le cas de Michael Matthews, qui ne savait même pas véritablement pour quelle place et quel enjeu il se battait au moment de lancer son sprint final. “Il était très difficile de savoir où nous en étions en fin de course. J’ai vu que l’on rattrapait un gros groupe mais je n’étais pas sûr de ce que cela signifiait. En coupant la ligne, je ne savais pas que je venais de décrocher une médaille”.

UNE CONFIANCE RETROUVÉE DEPUIS MENDE

Le sprinteur-puncheur est d’autant plus fier de sa performance qu’il la réalise après une saison difficile, entre hauts et bas, notamment au printemps, bien qu’il ait aussi connu un grand bonheur avec cette mémorable victoire d’étape à Mende sur les routes du dernier Tour de France. “J’ai vraiment passé de sales moments en début d’année entre des chutes, des maladies… Ce n’était pas évident. La forme était toujours là malgré tout mais ces problèmes ne me permettaient pas d’être au top non plus. Il a fallu attendre cette victoire d’étape sur le Tour pour que je me mette à nouveau à croire en moi et en mes capacités de jouer avec les meilleurs. J’espère que je vais pouvoir continuer de surfer sur cette bonne vague”.

Michael Matthews pense d’ailleurs déjà à la suite avec envie, lui qui vient également de terminer 2e du Grand Prix de Québec derrière Benoît Cosnefroy. “Il devrait me rester encore quatre courses, en Italie puis en France. La saison n’est pas finie. La forme est bonne alors il faut en profiter. Je vais essayer d’en claquer une d’ici la fin de la saison”.    

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