Baptiste Vadic : « On ne le saura jamais »

Crédit photo Freddy Guérin - DirectVelo

Crédit photo Freddy Guérin - DirectVelo

Baptiste Vadic a réglé tout le peloton à l'arrivée de la 3e étape du Tour de l'Avenir. Mais le coureur de la sélection des Pays de la Loire se classe 4e à la Trimouille car trois échappés ont réussi à résister jusqu'au bout (voir classement). L'habituel sociétaire du Vendée U revient sur le final de l'étape avec DirectVelo

DirectVelo : Sans ces attaquants de la dernière heure, tu aurais peut-être remporté cette étape... 
Baptiste Vadic : On ne le saura jamais. Je suis frustré de faire 4e et de voir qu’il y avait les moyens de remporter la course s'il n'y avait pas eu les trois échappés, mais c’est comme ça. C’est la course. C’est quand même une sacré performance, ça me met en confiance pour la suite. Je suis très content parce que j’ai pu vraiment faire mon sprint comme je le voulais. Morgan (Lamoisson, le directeur sportif, NDLR) nous a aidés au briefing. Il nous dit qu'à chaque fois, il vaut mieux sprinter quitte à se faire déborder plutôt que de se faire éventuellement enfermer et ne pas pouvoir sprinter du tout. 

« PORTER LE MAILLOT BLANC AURAIT ÉTÉ INCROYABLE »

Comment étais-tu placé avant le sprint ?
J’ai trouvé l’ouverture assez loin. À 300-400m de la ligne, j’ai pu sprinter et personne ne m'a débordé. Et ça, c’est quand même une satisfaction ! Mais forcément, quand on voit les trois de devant et qu’on n'arrive pas à revenir, c’est toujours dommage, surtout que je passe à côté du maillot blanc sur le Tour de l’Avenir. Porter le maillot blanc aurait été incroyable.

La lutte pour le placement était-elle difficile ?
Je veux surtout remercier mes coéquipiers parce que depuis deux jours, on essaie de se faire une place mais c’est compliqué avec le maillot d’une région... On a réussi à faire notre place face aux grosses nations donc c’est vraiment bien. J’ai eu la chance d’avoir Lucas (Boniface) avec moi souvent, Benjamin (Marais) et même Mattéo (Vercher) qui étaient tout le temps là pour me soutenir et me replacer. Ça roulait très vite, c’était vraiment impressionnant. Ça frottait dans le dernier tour comme si c'était l’arrivée alors qu’il restait 30 kilomètres. C’est comme ça qu’on progresse et c’est là qu'on voit que c’est du haut niveau.

« JE NE M'ATTENDAIS PAS À BATTRE TOUS LES MEILLEURS SPRINTEURS »

As-tu pensé pouvoir revenir sur les échappés ?
On apercevait le groupe et Lucas a fait un très gros relais sur la fin, il était vraiment impressionnant. Il avait fait un super boulot et ça m’a encore plus motivé pour l’arrivée. Je voulais vraiment remercier toute l’équipe du boulot. Aujourd’hui, ils ne voulaient pas retourner à la bataille parce qu’ils avaient peur de frotter mais au final ils étaient là. C’était agréable et ça fait vraiment plaisir de pouvoir le faire. 

Tu avais compris, dès le premier passage sur la ligne, que cette arrivée pouvait te convenir ? 
Je me suis dit que la montée me correspondait encore mieux que l'arrivée d'hier (samedi). Avec cette arrivée qui était en faux-plat montant, avec un peu de plat sur le final, je me suis dis que ça allait être jouable. Mais je ne m’attendais pas à battre tous les meilleurs sprinteurs du peloton de ce Tour de l’Avenir. C’est de très bon augure pour demain (lundi). Maintenant, on va bien récupérer et penser à demain. J’espère pouvoir refaire le même sprint. Ce sera encore une arrivée qui me correspond très bien, avec un autre final en faux plat montant.

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