Thomas Girard : « J’ai été le premier surpris »

Crédit photo Freddy Guérin - DirectVelo

Crédit photo Freddy Guérin - DirectVelo

Thomas Girard s'est offert dimanche la cinquième et dernière étape de l’Essor Breton. Présent dans la bonne échappée dès le début de la course, il a réglé au sprint un groupe de cinq coureurs. "Je suis revenu sur la tête à deux kilomètres et j’ai roulé à bloc en pensant au classement général. J’ai lancé le sprint à 500 mètres de la ligne pour Nicolas David (son coéquipier). Quand je me suis retourné aux 200 mètres pour l’encourager, j’ai vu qu’il n’y avait personne. J’ai gardé une petite avance mais j’en étais le premier surpris", déclare-t-il à DirectVelo.

« J’AIME COURIR EN BRETAGNE »

Pour le classement général, il aura manqué 19 secondes à Thomas Girard pour détrôner Florian Maïtre (voir le classement). "J’étais le mieux placé dans l’échappée, forcément, j’y pensais. Je voyais les écarts diminuer puis augmenter, j’ai été plusieurs fois leader virtuel. Il y avait des costauds dans le groupe et je ne me suis vraiment concentré sur le général que dans le final".

Le coureur de Creuse Oxygène Guéret a donc glané son premier bouquet de la saison en terre bretonne. "J’aime disputer ces courses. Ce sont des parcours exigeants, souvent casse-pattes où l’on peut faire la course", explique-t-il.

Ce succès fait du bien au moral de l’équipe et du coureur. Surtout qu’en janvier dernier, Thomas Girard était victime d’une fracture de la clavicule. Il a donc dû retarder sa rentrée en tentant de rattraper le retard sans en faire trop. 

UNE SEMAINE AUX CANARIES : DES COLS, DU SOLEIL ET DU POURCENTAGE

"Je me suis concentré sur le foncier pour ne pas compromettre la suite de ma saison. Je suis même parti une semaine à Gran Canaria, j’ai eu un temps idéal pour rouler dans un cadre magnifique. Avec ma femme, c’est notre petit plaisir, je joins l’utile à agréable. Sur le vélo, je n’ai jamais monté de cols aussi durs ! Là-bas, pas besoin de faire des intensités, il suffit d’arriver en haut des cols", plaisante-t-il. L’île espagnole, située au large des côtes africaines dans l’océan Atlantique, constitue un terrain de jeu propice pour les cyclistes en quête de dénivelé positif. "On part du niveau de la mer pour s’approcher des 2000 mètres en 15 ou 20 kilomètres. Ça fait du pourcentage".

Pour Thomas Girard, quand les beaux jours arrivent, la forme suit. C’est aussi un mois chargé pour les équipes de DN2 avec trois Coupes de France et une qualification en jeu pour le Championnat  national. "L’année dernière, les Boucles du Printemps (2e manche de la CDF DN2) m’ont réussi (2e) mais c’est une course assez aléatoire. Après ma reprise en mars, je n’étais pas au top physiquement. Psychologiquement aussi, j’avais tendance à hésiter dans les moments décisifs. Pour l’équipe, c’était un peu la même chose nous pesions sur la course mais nous avions du mal à conclure. C’est bien d’avoir gagné". Huitième après le Tour du Périgord (voir le classement), Creuse Oxygène Guéret tentera un coup dans le Poitou-Charentes.

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