Jérémy Fabio : « Je me sens libéré ! »

Victorieux l’an passé de deux succès importants, une étape du Tour du Loir-et-Cher et une manche de Coupe de France DN2, Jérémy Fabio débute cette nouvelle saison d’une manière convaincante avec déjà une victoire à son actif le week-end dernier. Avant de prendre le départ de la Vienne Classic ce dimanche, le coureur du Team Martigues SC-Vivelo âgé de 25 ans s’est confié à www.directvelo.com.

DirectVélo: Ton début de saison s’est plutôt bien déroulé avec déjà une victoire...
Jérémy fabio : En effet, la reprise s’est bien passée avec une victoire et une 2e place (Grand Prix de Carcès, NDLR). Même si ce n’était que des "1ère catégorie", il y avait de beaux plateaux avec notamment des équipes comme le VS Hyérois, AVC Aix-en-Provence ou encore le Team Rémy Meder Haguenau. Sur les élites telles que le Jean-Masse et le Grand Prix d’Aix, je finis avec Thomas Miquel dans le premier peloton pour la gagne, ce qui est bon signe pour la suite.

Ton intersaison s’était donc bien déroulée ?
Mon hiver s'est bien passé, je touche du bois mais je ne suis pas tombé malade comme l'an dernier. J'ai pu accumuler de belles et longues sorties de foncier, en compagnie d'autres coureurs et amis tels que Antoine Lavieu, Grégoire Tarride ou encore Maxime Mayençon, ce qui m'a permis de progresser notamment dans les bosses. Et la météo par ici (il habite Nice, NDLR) a aussi été clémente, ce qui est assez agréable pour rouler.

« La première fois que je gagne si tôt »

Avec quelles ambitions as-tu repris la compétition ?

Cette année nous avons la chance d'avoir un début de saison quasi à domicile, ce qui évite d'accumuler de longs trajets et de la fatigue. J'ai repris le chemin des pelotons dans le but de faire du rythme jusqu'à la 1ère manche de Coupe de France DN2. Et c'est avec surprise que je me retrouve à l’avant en étant régulier et en participant à la course. D’'habitude, mes débuts de saison riment plus avec abandon ou mauvais classements !

Samedi dernier, tu remportais alors le Grand Prix de Seillans. Comment s’est déroulée ta course ?
Elle fut particulière. Les conditions étaient terribles, entre le froid la pluie et la neige. On s'est vite retrouvés à 10 aux avant-postes puis la course s’est jouée à l'usure. Les Aixois étaient en surnombre dans le final mais j'ai réussi à m'accrocher pour décrocher les lauriers... C’est la première fois que je gagne aussi tôt !

Une accumulation de coups durs l’an passé

Est-ce que ta victoire l’an passé au Toir du Loir-et-Cher t’a libéré ?
Oui, quelque fois, on me reparle de cette victoire au TLC. C'était une vraie et bonne surprise, il y avait un sacré niveau. Avec le recul, je me dis que c'était quand même un truc de fou vu les conditions. J’avais perdu mes deux grands-pères pour commencer l'année. Puis, j’avais attrapé cette maudite coqueluche qui m'a poursuivi jusqu'au mois de juin.

Ensuite, tu avais enchaîné avec ta victoire en Coupe de France à Saint-Savin...
Je dois dire que ce succès m’a encore plus mis en confiance. D’autant que durant l’été j’avais perdu mon travail (il était salarié dans un magasin de cycles, NDLR). C’était un nouveau coup dur mais je me suis accroché et j’ai pris la décision de me consacrer uniquement au vélo jusqu’à la fin de saison. Depuis, je me sens libéré, je suis plus régulier. Pour 2013, j’ai choisi de poursuivre comme cela et de me consacrer uniquement au vélo.

Le Team Martigues a été renouvelé à l’intersaison. Quel est ton rôle désormais ?
Effectivement, nous avons perdu nos deux leaders Anthony (Maldonado) et Raphaël (Verini). Des amitiés s’étaient créées durant nos deux années ensemble et étant de bons sprinteurs, leur pointe de vitesse était importante sur les manches de Coupe de France DN2. Cette saison, le groupe est rajeuni et les profils sont différents. Il y a notamment Thomas Miquel et Cédric Eustache qui sont de bons grimpeurs avec du potentiel et des plus jeunes encore qui découvrent le haut niveau. Yann Durand, pilier du club, est aussi de retour après une mononucléose et prochainement des coureurs Sud-Africains devraient nous rejoindre. Je pense que les choses devraient bien se passer avec la bonne ambiance qui règne déjà parmi nous. Personnellement, je n’ai pas de rôle prédéfini, si ce n’est celui de donner quelques conseils aux moins expérimentés.

« Un sacré niveau en DN2 »

Ce dimanche débute la Coupe de France DN2, compétition que vous aviez terminé à la 5e place la saison passée. Comment abordes-tu la Vienne Classic ?
J'aborde la 1ère manche avec sérénité, la forme n’est pas mauvaise mais on verra bien comme nous n'avons pas de purs sprinteurs. Quoi qu'il en soit, ça sera une course d'usure, s’il y a du vent ça risque d'être une belle bagarre toute la journée. Puis, cette année il y a encore un sacré niveau, avec des ex-coureurs pros qui marchent déjà forts et de nombreuses autres individualités, on ne risque pas de s'ennuyer.

Ensuite, quelles courses viseras-tu ?
Nous avons encore un beau calendrier, les principaux objectifs sont de bien figurer sur la Coupe de France, c'est vital pour le club. Puis, le Tour de Gironde par exemple me plaît bien aussi, je n'ai pas de courses ciblées mais si les occasions se présentent d'en claquer de belles je m'en priverais pas. On verra au fil de la saison, le plus important c'est de prendre du plaisir en course et à l'entraînement. Le reste c'est du bonus !

Retrouvez en cliquant ici la fiche wiki de Jérémy Fabio.

Crédit Photo : Christophe Baudu

 

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